Qu'est ce que le moi ?
Et si on m'aime pour mon jugement, pour ma mémoire, m'aime-t-on pour moi? Non, car je suis perdre ces qualités sans me perdre moi-même. Où est donc ce moi, s'il n'est ni dans le corps, ni dans l'âme ? et comment aimer le corps ou l'âme, sinon pour ces qualités, qui ne sont point ce qui fait le moi, puisqu'elles sont périssables ? car aimerait-on la substance de lâme d'une autre personne, abstraitement, et quelques qualités qui y fussent ? Cela se peut, et serait injuste. On n'aime donc jamais personne, mais seulement des qualités
